Nommé ministre de l’éducation le 2 février dernier, Cid Gomes prévoit de mettre en place l’examen national de fin d’études secondaires pour le XXIe siècle. Dans une interview donnée à Folha, le ministre a déclaré qu’il avait l’intention de faire de l’Enem un examen entièrement en ligne, avec des questions plus variées et un plus grand nombre de jours de candidature.
Il fonctionnerait comme suit : pendant une certaine période de jours dans l’année, l’étudiant se rendrait dans un lieu agréé (universités fédérales et autres établissements d’enseignement public) et, à l’aide d’un ordinateur situé sur place, passerait l’examen. Ce test serait unique pour chaque étudiant, car les questions seraient choisies dans une base de données de milliers d’entre eux.
Pour entrer dans un établissement d’enseignement supérieur, il déterminerait le type de preuve que l’étudiant doit présenter, en se concentrant sur des domaines précis, humains ou spécifiques. L’étudiant pourra également passer autant d’éditions de l’examen qu’il le souhaite, grâce à la prolongation du nombre de jours pendant lesquels l’Enem peut être passé.
La base de données, d’ailleurs, serait publique et contiendrait des milliers de questions de tous les domaines. Comme les questions sont choisies au hasard, il ne serait pas logique qu’un étudiant mémorise toutes les questions, ce qui garantit un bon résultat pour ceux qui ont étudié. Les obstacles à la réalisation de ce projet sont multiples : il faut créer cette banque de questions qui n’existe pas encore et, surtout, garantir la sécurité et la fiabilité du réseau où les étudiants passeront le test.
Outre la transformation de l’Enem en un examen en ligne, Cid Gomes veut également augmenter le nombre de fois que l’examen est passé dans l’année. Un projet du gouvernement fédéral ayant cet objectif avait déjà été proposé dans le passé, mais il a fini par être mis en veilleuse. Le changement d’Enem n’a pas encore de date, mais Gomes dit qu’il prévoit de le diriger pendant qu’il est ministre.
S’il réussit, Cid Gomes apportera une amélioration bien méritée à notre système d’éducation publique. Et avec elle, résoudre le problème des retards des étudiants pour passer l’examen et en même temps sauver des milliers d’arbres qui feraient tourner les épais cahiers de l’examen – actuellement environ 6 millions d’étudiants français passent l’Enem chaque année, c’est trop de papier.
Crédit image : Wilson Dias/Abr.
