Les pirates informatiques chinois piratent systématiquement les réseaux et systèmes américains pour y trouver des codes sources, des failles de sécurité, des recherches et d’autres innovations, explique l’expert en sécurité nationale Richard Clark dans un article publié mercredi dernier dans le Wall Street Journal. Selon M. Clark, les attaques se poursuivent “depuis des années” et “sont de plus en plus dangereuses”.
Les autorités américaines savent très bien que le gouvernement chinois s’attaque aux réseaux informatiques et aux entreprises américaines dans une compétition mondiale entre les économies basées sur la connaissance, les cyber-opérations chinoises cherchent à saper l’avantage américain”, a-t-il déclaré. Seuls certains, comme Google, ont eu le courage d’admettre qu’ils étaient victimes d’attaques”, réfléchit-il.
Les attaques, baptisées “Aurora” grâce au nom du programme identifié comme responsable des invasions, sont déjà bien connues des autorités locales. D’autres géants tels qu’Adobe, Cisco et Juniper ont également eu le déplaisir de connaître leur fureur dans les systèmes passés. Et ces attaques sont loin d’être rares : Clark rappelle qu’en 2009, le directeur des services secrets britanniques a même affirmé à certains hommes d’affaires locaux que les entreprises qui n’avaient jamais été attaquées par des Chinois étaient rares.
Dans un épisode spécifique appelé “Dragon Night”, les invasions chinoises auraient attaqué les compagnies pétrolières américaines à la recherche de données sur l’emplacement et la taille des réserves de pétrole contrôlées par les gringos. Mais selon M. Clark, l’attaque la plus dangereuse a eu lieu en 2009, lorsque les envahisseurs ont pris le contrôle du système de distribution d’électricité américain en installant une porte dérobée qui leur a permis de contrôler l’approvisionnement en électricité de plusieurs bases militaires américaines.
Il est bon de se rappeler qu’à la fin du mois de mai dernier, le gouvernement américain a annoncé qu’il répondrait aux attaques virtuelles par des balles réelles : en d’autres termes, ce bouillon peut encore beaucoup épaissir.
Image via le China Defense Mashup.
