Quiconque a vu les nouvelles du monde la semaine dernière a sûrement entendu parler du cas de Mohamed Merah, un jeune citoyen français de 23 ans accusé d’avoir tué trois policiers, un rabbin et trois enfants juifs dans une école.
Le résumé de l’histoire est ce que l’on voit lorsqu’un criminel est acculé par les forces de police et ne veut pas se rendre : sans beaucoup parler, surtout lorsqu’il est seul, la police envahit et le résultat est souvent un échange de coups de feu dont la note qui suit dans le journal ne dit que l’évidence. Police 1, bandits 0.
Bien que, dans ce cas, personne n’ait rien gagné.
Jeudi dernier, Nicolas Sarkozy a fait une annonce courte et épaisse à la télévision qui a secoué l’internet dans son pays et soulevé le débat dans le reste du monde :
“À partir d’aujourd’hui, toute personne qui visite régulièrement des sites web prônant le terrorisme ou prônant la haine et la violence sera-t-elle punie pénalement ? ? a déclaré le président sur un réseau national.
Sarkozy ferait-il référence aux nouvelles lois françaises qui impliquent même ? Sarkozy a rappelé, sur un ton dur et direct, que les sites Internet pédophiles sont passibles d’une amende de 30 000 euros (72 400 euros et d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à deux ans pour les visiteurs réguliers, indiquant clairement les voies que le pays souhaite suivre en ce qui concerne la consommation d’informations sur la haine et l’intolérance : “Ne me dites pas que ce n’est pas possible Ce qui est “possible” pour les pédophiles devrait l’être aussi pour les terroristes entraînés et leurs partisans.
En 2000, Sarkozy avait déjà réussi à obtenir de Yahoo qu’il mette fin à ses activités sur Internet dans le pays, où des souvenirs nazis étaient vendus et mis aux enchères en ligne. Mais que signifie la publicité française pour le reste du monde ?
Eh bien, au début, que tout peut changer là. Que faire si la mode s’installe ?
Comme une majorité massive des visiteurs de sites web impliqués dans de telles activités utilisent des systèmes d’anonymisation tels que le réseau Tor et les VPN, la nouvelle proposition de Sarkozy devrait changer toute la façon dont les autorités de son pays se comportent sur Internet.
En silence sur certains détails, le gouvernement français a dit haut et fort ce qu’il ne tolérera plus, mais n’a pas été très clair sur la manière dont il entend le faire.
En tout état de cause, si la loi est adoptée dans les semaines à venir, la France pourrait devenir le premier pays à tenter de contrôler publiquement 100 % des activités des sites web en ligne qu’elle juge non conformes à sa politique de sécurité. Mais jusqu’où irait cette surveillance ?
Tout cela devrait impliquer l’utilisation de technologies éprouvées pour suivre même les impressions de navigabilité laissées par Tor lui-même, où des systèmes tels que Bivio Networks et Blue Coat sont capables d’identifier des paramètres dans le trafic de données et aussi de géo-identifier les utilisateurs anonymes d’Internet via des croisements de données complexes.
D’une certaine manière, le sujet glisse au fil du débat soulevé par WikiLeaks sur le fait que les gouvernements et le secteur privé consomment les horreurs de l’industrie de la surveillance – pas toujours à des fins aussi nobles – et toute la chaleur qui entoure le sujet.
Au moins en France, tout dépendra beaucoup de la réélection de Sarkozy ; alors que le débat commence à s’échauffer dans le monde entier.
Mais ici, qu’en pensez-vous ?
