Puis, le 1er avril, avec les jeux traditionnels d’entreprises comme Google et les blogs technologiques. Mais aucun signe du super-virus, redouté de tous (sauf des utilisateurs de Mac et de Linux – 10% des ordinateurs du monde). Hier, c’était le 2 avril, et une fois de plus, nous étions dans une attente anxieuse et n’avons pas vu le virus entrer en action et détruire des millions de machines.
Les analystes se sont trompés. Conficker n’est pas venu, n’a pas fait de dégâts. On dirait qu’il n’a jamais existé. Il a même fait dire à un chroniqueur technologique à la radio que les auditeurs devraient éviter d’allumer leur PC le mercredi, pour éviter la contamination, comme si le virus avait le temps de commencer les dégâts et aussi de l’éteindre.
Le fournisseur de services de résolution de DNS OpenDNS a même déclaré que 12% des ordinateurs de France étaient infectés par ce virus, mais qu’ils travaillaient dur pour que leurs utilisateurs ne puissent pas contracter le fléau. Il y a même eu un reportage à la télévision, informant le téléspectateur que son ordinateur était une bombe à retardement sur le point d’exploser.
La grande vérité, c’est que nous avons tous été dupés. Conficker n’a pas montré son visage, il n’a pas montré ce qu’il était venu chercher. L’alarmisme pur, qui a certainement contribué à la vente de licences d’anti-virus. Deux jours plus tard, c’est plutôt un jeu de poisson d’avril mal exécuté. Conficker ? Personne ne sait, personne n’a vu.
