Zurich, en Suisse, a gagné un nouveau superordinateur appelé Aquasar. Jusqu’à présent, rien de nouveau, car l’équipement de l’Eidgenössische Technische Hochschule Zürich (École polytechnique fédérale de Zurich) n’est pas une innovation dans ce secteur. La différence avec ce superordinateur est la façon dont il est maintenu au frais.
Développé par IBM, le système utilise de l’eau chaude pour éviter toute surchauffe. Oui, de l’eau chaude.
Le principe semble fou d’utiliser l’eau chaude comme dissipateur thermique, mais la technologie est logique : la dissipation de la chaleur par l’eau est au moins 4 000 fois plus efficace que celle de l’air, ce qui assure un système plus stable à un coût moindre. Le modèle développé par IBM présente un autre avantage intéressant : l’eau chauffée peut être fournie à la communauté locale, ce qui constitue une solution écologiquement intéressante et réduit encore les coûts de mise en œuvre.
“Mais… pourquoi ne pas utiliser de l’eau froide alors ? Ne serait-ce pas plus efficace ? C’est le point essentiel : le refroidissement de l’eau nécessite beaucoup de énergie électrique, et il n’est même pas nécessaire de la refroidir : la température moyenne de l’eau sera comprise entre 60 et 70 degrés Celsius, bien en dessous du “niveau d’alerte” des puces des serveurs, qui n’auraient des problèmes qu’avec une température d’environ 85 degrés Celsius.
Le fonctionnement du système est assez simple : l’eau est pompée par de petits canaux, absorbant la chaleur du métal environnant. Pour mieux le comprendre, voir la vidéo ci-dessous :
(vidéo YouTube)
Dans le cas d’Aquasar, tout le système sera fermé : la même eau qui refroidira le serveur sera utilisée pour chauffer les bâtiments de l’institut, puis elle retournera à l’ordinateur et le refroidira. On prévoit que cette technologie permettra de réduire jusqu’à 30 tonnes de CO2 par an.
