Informatique

Intel peut externaliser la fabrication des processeurs

La semaine dernière, en admettant que leurs processeurs de 7 nanomètres allaient ralentir, Intel a évoqué une possibilité qui a attiré l’attention : celle d’externaliser la production de leurs puces. Cela semble une possibilité lointaine, mais les indications qu’Intel pourrait suivre cette voie ne sont pas négligeables.

Si cette stratégie devient incontrôlable, elle représentera l’un des plus grands changements qu’Intel ait jamais connu dans son histoire. Au cours des trois dernières décennies, l’entreprise s’est imposée comme l’entreprise la plus précieuse de l’industrie des semi-conducteurs, en partie parce qu’en plus de développer ses propres puces, elle maintient ses propres lignes de production.

Les processeurs sont des composants extrêmement complexes, c’est pourquoi leur production dépend d’installations sophistiquées. C’est pourquoi il y a très peu d’entreprises qui produisent ce type de puce.

Intel est parmi eux pour avoir investi des milliards de euros dans leurs usines. Le problème est qu’au cours de la dernière décennie, l’industrie des semi-conducteurs a connu un revirement : le marché des smartphones a dépassé celui des PC, et Intel n’a pas pu suivre ce changement.

  AMD : les puces Ryzen 4000 fonctionneront avec les cartes mères X470 et B450

L’une des entreprises qui a le plus bénéficié de ce redressement est la TSMC taïwanaise. L’entreprise est le plus grand fabricant indépendant de puces au monde. Elle pourrait : Parmi ses clients, on trouve des géants comme Apple, AMD et Qualcomm.

Sans donner de détails, Intel a déclaré la semaine dernière avoir identifié un problème dans le processus de fabrication qui dégrade les performances de ses futures puces de 7 nanomètres. Leur arrivée sur le marché sera donc retardée : on s’attend maintenant à ce qu’ils soient à la fin de 2022 ou au début de 2023.

Pour rendre le retard encore plus significatif, Intel a commenté un “plan d’urgence” qui inclut l’externalisation de la fabrication de ses puces. A quelle entreprise ? On ne le sait pas, mais il est probable que TSMC soit le seul à disposer de la technologie suffisamment avancée pour prendre en charge cette production à l’échelle dont Intel a besoin.

Rien n’est décidé, du moins pas publiquement. Mais le marché exprime déjà une certaine inquiétude quant à cette stratégie possible, à tel point que les actions d’Intel sont en baisse depuis la semaine dernière.

  Selon une recherche, le meilleur ordinateur portable pour Windows est un MacBook Pro

Au fond, la crainte est qu’en externalisant sa production, Intel passe le relais de l’innovation technologique dans le secteur des semi-conducteurs aux entreprises asiatiques, un scénario que le gouvernement américain a essayé d’éviter.

Le fait est qu’Intel n’est pas dans une bonne période. Les dernières années de l’entreprise ont été marquées par des retards dans la production de puces de 10 nanomètres, de graves problèmes de sécurité et, plus récemment, la perte d’Apple en tant que client. Il faut vraiment faire quelque chose.

A propos de l'auteur

Bernard

Bernard

Actuellement responsable informatique dans une PME, je bosse dans le domaine depuis une vingtaine d'année maintenant. Fan inconditionnel de DBZ, et de la triologie Die Hard. #teamWindows sur Perlmol !

Laisser un commentaire