Le plus grand fabricant de téléphones portables au monde – et détesté des Américains, comme nous le savons déjà – a publié mercredi un rapport (15) dans lequel il fait état d’une baisse impressionnante de 71 % de son bénéfice d’exploitation pour le deuxième trimestre 2009.
Si au deuxième trimestre 2008, l’entreprise avait réalisé un bénéfice de 1,5 milliard d’euros (soit l’équivalent de 4,1 milliards), la situation n’est pas aussi bonne au deuxième trimestre de cette année-là : le bénéfice d’exploitation était de 427 millions d’euros ( 1,2 milliard). Un peu plus de 100 millions de téléphones portables ont été vendus au cours de cette période, soit 15 % de moins qu’au deuxième trimestre de l’année précédente.
Les actions Nokia à la bourse d’Helsinki en Finlande ont commencé la journée en chutant de plus de 10%, ce qui montre la dévaluation des papiers de la société après un an sans changements significatifs. Nokia vaut aujourd’hui 41,6 milliards d’euros (environ 114 milliards).
Selon l’entreprise, les attentes ne sont pas les meilleures. Les analystes de Nokia prévoient que le marché mondial du mobile va se contracter de 10 % en 2009, en raison de la crise économique.
