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Cet impressionnant robot kangourou est capable de récupérer de l’énergie en sautant

Les robots basés sur l’anatomie animale ne sont pas nouveaux. Boston Dynamics, par exemple, a déjà créé des machines inspirées par des chiens et des chats si étonnants qu’ils ont été achetés par Google l’année dernière. L’Allemande Festo a également de l’expérience en la matière et sa dernière création est assez inhabituelle : un « robot kangourou ».

La société a baptisé son travail BionicKangaroo. Et ce n’est pas seulement l’aspect extérieur qui fait référence à un kangourou, mais surtout son système complexe d’engrenages et de cylindres qui repose sur la conception locomotrice de l’animal.

En conséquence, le robot peut sauter jusqu’à 40 cm à la verticale et jusqu’à 80 cm à l’horizontale. Il est vrai que cela lui permet d' »attraper » un kangourou en chair et en os – un animal adulte de l’espèce peut atteindre environ 2,5 mètres – mais ce n’est pas mal si l’on tient compte des dimensions du « jouet » : taille du corps de 1 mètre (y compris la queue) et poids de 7 kilos (en considérant la batterie).

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En gros, le BionicKangaroo a une sorte de tendon principal dans chaque patte. À chaque saut, ces tendons sont tendus en même temps que le robot se penche vers l’avant pour déplacer son centre de gravité. Lorsque l’angle souhaité pour le saut est atteint, des cylindres pneumatiques libèrent les tendons, ce qui permet au BionicKangourou de sauter.

Au cours du saut, lorsque le robot est encore en l’air, les jambes sont dirigées vers l’avant afin qu’à l’atterrissage, les tendons puissent être tendus encore et immédiatement. En ajoutant ce processus à l’énergie cinétique formée par le mouvement, le BionicKangaroo peut alors faire un nouveau saut dès qu’il atterrit. Ce système de récupération d’énergie augmente considérablement son autonomie, bien que l’entreprise n’ait pas précisé combien.

Tout au long de la procédure, la queue du robot est maintenue en hauteur à certains angles pour compenser l’équilibre, comme un vrai kangourou. C’est ce qui empêche le robot de tomber et de pouvoir sauter l’un après l’autre.

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Il attire également l’attention sur la forme de contrôle proposée par Festo. Avec un bracelet spécial placé sur son bras, une personne peut faire des mouvements en demandant au robot de s’approcher ou de changer de direction, par exemple. Un système de capteurs installé sur le BionicKangaroo capture les mouvements et interprète les commandes.

Vous pouvez donc avoir BionicKangaroo à la maison comme une mascotte robotisée, non ? J’aimerais bien, mais Festo n’a pas l’intention de le lancer commercialement. L’objectif principal de l’entreprise avec cette invention est de montrer comment les systèmes de récupération d’énergie peuvent être utilisés dans l’automatisation industrielle et donc, à terme, de concéder une licence pour sa technologie.

A propos de l'auteur

Ronan

Ronan

Le Breton de l'équipe ! Développeur back-end dans une startup française. Internet des objets, domotiques, mes sujets de prédilection sont vastes. #teamLinux sur PerlmOl

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