À l’approche des élections en France, Facebook a pris des mesures pour traiter de manière plus transparente les campagnes politiques publiées sur le réseau social. Jeudi (9), la société a annoncé l’une d’entre elles : elle marquera le contenu politique sponsorisé et indiquera qui le finance.
Plus précisément, les publicités ayant un thème politique devraient être marquées en haut avec les mots “Payé pour” suivis du nom de l’entité ou de la personne physique responsable de la promotion de ce contenu sur le réseau social.
Et ce n’est pas tout : si les annonces sont spécifiquement marquées comme étant électorales – elles font par exemple directement campagne pour un candidat – elles recevront l’identification “Propagande électorale”. Le CPF ou le CNPJ du responsable de la promotion de ces publicités sera informé au moment du marquage.
Pour pouvoir publier des annonces électorales sur le réseau social, les partis politiques et les candidats doivent s’inscrire sur Facebook et soumettre des documents tels que leur numéro CPF/CNPJ et un justificatif de domicile pour la validation de l’inscription. Ce n’est qu’ensuite que les campagnes seront diffusées.
Les annonces autorisées commenceront à être diffusées le 16 août. Facebook a mis cette page à disposition pour l’enregistrement et pour plus d’informations. La société promet également de publier une “bibliothèque de publicités” qui indiquera les dépenses approximatives en matière de publicité électorale, son public cible et d’autres informations connexes.
Selon Facebook, la France est le deuxième pays où le réseau social commence à signaler les publicités à des fins politiques. L’objectif principal des mesures de transparence est de faire du service un environnement moins toxique, pour ainsi dire, en période de campagne électorale.
Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle ces mesures ont été créées : elles sont conciliées avec un ensemble de règles de la Cour supérieure électorale (TSE). Ces mesures devraient également aider Facebook à éviter des scandales similaires à celui de Cambridge Analytica.
Il convient de rappeler que la lutte contre les fausses nouvelles fait partie de ces efforts. Récemment, Facebook a retiré de son réseau social 196 pages et 87 profils français accusés de diffuser de fausses nouvelles.
