Science

Des chercheurs créent une méthode pour des applications permettant de détecter la dépression par la voix

Une méthodologie créée par des chercheurs de l’Université d’Alberta, au Canada, permet de reconnaître les signes de dépression dans la voix d’une personne. Le résultat, selon les responsables de l’étude, permettra la création d’applications et d’autres solutions qui donnent le premier diagnostic aux utilisateurs.

La recherche a été effectuée par le doctorant Mashrura Tasnim et le professeur du département d’informatique de l’université d’Alberta, Eleni Stroulia. Ils se sont basés sur des études antérieures qui ont montré que la voix était un moyen d’identifier l’humeur d’une personne.

A partir de là, Tasnim et Stroulia ont utilisé des ensembles de données de référence pour développer la méthodologie. Il combine plusieurs algorithmes de apprentissage machine pour détecter précisément les signes de dépression dans la voix.

Selon M. Stroulia, la création de la méthode est la première étape vers le développement de solutions qui aident la société. “Un scénario réaliste est que les gens utilisent une application qui recueillera des échantillons de voix alors qu’ils parlent naturellement”, suggère-t-il.

  Une entreprise crée des lunettes intelligentes qui corrigent le daltonisme

“L’application, qui s’exécute sur le smartphone de l’utilisateur, reconnaîtra et suivra les indicateurs d’humeur, comme la dépression, au fil du temps”, explique-t-il. “Tout comme vous avez un compteur de pas sur votre téléphone, vous pouvez avoir un indicateur de dépression basé sur votre voix lorsque vous utilisez le téléphone.

La demande devrait être très utile. Au Canada, par exemple, le gouvernement estime que 11 % des hommes et 16 % des femmes feront une dépression à un moment donné de leur vie. Le pays prévoit également que 3,2 millions de jeunes Canadiens âgés de 12 à 19 ans pourront également recevoir ce diagnostic à l’avenir.

A propos de l'auteur

Véronique

Véronique

La trentaine, maman de deux petits monstres de 10 ans. Je pèse chaque jour le pour et le contre dans l'utilisation des écrans pour mes bambins !
J'écris souvent depuis les transports en commun (#teamTablette).

Laisser un commentaire