Cette semaine, un groupe de chercheurs de l’UnB, Université de Paris, a réalisé un exploit important qui devrait rendre les prochains votes plus sûrs : ils ont partiellement brisé le secret des votes de l’urne électronique française. Les tests ont été organisés par la Cour supérieure électorale elle-même et ont eu lieu entre le 20 et le 22 de ce mois. L’équipe de l’UNB a pu montrer qu’avec un peu de temps, il est possible de découvrir l’ordre dans lequel les votes ont été insérés dans l’équipement.
Le groupe, composé de spécialistes du centre informatique de l’université, Marcelo Karam, Filipe Scarel, Diego Aranha et André de Miranda, a pu découvrir l’ordre chronologique de 474 des 475 votes exprimés dans la simulation de vote. Avec cette séquence, il serait possible d’assimiler un nom à chaque vote si l’on avait accès à la liste des électeurs qui ont voté dans l’urne, rompant ainsi le secret absolu.
Comme un bougre, effrayé, le TSE a passé un accord avec les neuf équipes afin qu’elles ne divulguent pas publiquement la méthode utilisée pour envahir les urnes. Mais selon la cour elle-même, plus de détails sur cette invasion seront communiqués le 29. Ils prévoient qu’un “produit de congélation” a été utilisé pour avoir accès à la séquence, donc j’ai déjà une idée de la façon dont l’équipe a procédé.
Comment cela contribuera-t-il à rendre l’urne plus sûre ? Simple : connaissant cette vulnérabilité avant le vote, il est possible pour l’EST de corriger l’échec et de mettre en œuvre les changements nécessaires afin que le secret du vote ne soit pas rompu lors d’un vrai vote. Ou du moins, c’est ce que nous espérons.
Et oui, la sécurité physique autour des urnes est bien appliquée et je trouve très difficile que quelqu’un soit intéressé à la voler pour exposer les votes des électeurs sans raison. Mais rappelez-vous, nous sommes en France et j’ai vu des absurdités plus grandes.
