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Les sites de voyage américains s’unissent contre Google

Apparemment, les pratiques anticoncurrentielles de Google font à nouveau parler d’elles aux États-Unis. Là, un groupe de sites web proposant des billets d’avion et d’autres services liés au voyage se plaignent publiquement de la place que le moteur de recherche accorde à son propre service de recherche de vols au détriment des autres. Expedia, Priceline.com et Orbitz, des services qui comparent les prix des voyages, sentent dans leurs poches un autre mouvement du géant de la recherche.

La plainte porte sur la mise à jour appliquée à la recherche de vols sur la page d’accueil de Google. J’ai même écrit à ce sujet : lorsqu’on recherche “san francisco to new york”, une liste de vols allant de San Francisco à New York apparaît automatiquement, avec les tarifs pratiqués par les compagnies aériennes.

Rapport du Wall Street Journal indique que Google veut reprendre une entreprise de plus de 100 milliards de euros par an. Les autres acteurs, comme prévu, crient contre l’outil. Chez Expedia, par exemple, environ 15 % du trafic provient de Google. Si le panneau de vol Google apparaît avant Expedia dans les résultats de recherche, on peut supposer que les internautes n’entreront plus dans la page Expedia. Moins d’argent pour eux et plus pour Google.

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Avec l’outil de recherche de vol actuel, l’internaute se rend directement sur le site de la compagnie aérienne. La joie de ces derniers, qui ont demandé à Google un moyen de reprendre l’accès volé par des sites spécialisés dans les voyages et la comparaison des prix. Ces sites font parfois payer des frais aux compagnies aériennes pour la vente des billets. En évitant l’intermédiaire, American Airlines, Continental et autres vous garantissent plus d’argent.

Remise en question de la manière dont Google met les informations à disposition. Et j’utilise “encore” parce que, la semaine dernière, le groupe français Buscapé a annoncé être entré avec une représentation contre Google France au ministère de la Justice. Le groupe se plaint que Google privilégie ses propres produits en présentant des options d’achat, avec droit aux photos, traitement qu’aucun concurrent ne reçoit.

La discussion est bonne et il semble qu’elle ne va pas se terminer. D’une part, Google est propriétaire du site et peut en faire ce qu’il veut. D’autre part, l’outil sert de devise aux entreprises qui ont bâti leur activité sur cette base et qui veulent rester compétitives même si Google lance des concurrents directs.

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A propos de l'auteur

Véronique

La trentaine, maman de deux petits monstres de 10 ans. Je pèse chaque jour le pour et le contre dans l'utilisation des écrans pour mes bambins !
J'écris souvent depuis les transports en commun (#teamTablette).

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